HRP : aventures pyrénéennes

HRP : aventures pyrénéennes

Dimanche 31 juillet : Abri d'Ansabère (1560 m)

          

 

             Alors là, tout à coup, le moral remonte en flèche. Levé 6h00 et départ au dessus d'une mer de nuages au dessus de laquelle le soleil se lève avec de magnifiques couleurs rougeoyantes. Le temps se maintient suffisamment au beau pour que je puisse prendre le chemin des lapiaz. Le cadre y est vraiment extraordinaire, un paysage minéral, très découpé et le pic d'Anie qui ne culmine pourtant qu'à une hauteur de 2500 m, seul au milieu de cette immensité fait vraiment grande montagne.

 

 

             Le temps se maintient suffisamment pour que je puisse en faire l'ascension. A cette heure de la journée, je ne rencontre que peu de monde et dérange quelques isards qui resteront un moment à m'observer depuis la crête. Je suis heureuse parce que malgré le poids de mon sac, je commence à tenir la forme et la montée ne me pose pas de problème. Il y a 3 espagnols au sommet montés par l'autre versant. La vue est vraiment surprenante et le temps un peu tourmenté rajoute à l'austérité du paysage. Ici tout est minéral, vertical. Je redescends en traversée sur le col de Countendé puis emprunte le pierrier pour descendre dans le vallon d'Anaye. Là, tout à coup on se sent plus à faire une course en haute montagne qu'à faire une gentille rando sur de verts pâturages. Ca change beaucoup de tout ce que j'ai pu rencontrer depuis de début de ma traversée.

 

 

 

            Après 1600 m de descente et encore 600 de montée et pas mal de kilomètres, j'arrive à l'abri d'Ansabère. Le cadre y est sympathique, même si les nuages cachent les hautes paroies qui ont rendues ces aiguilles si célèbres. Je passe la soirée avec Bruno, monté un peu après moi et qui entame une rando de une semaine en suivant la HRP ! Enfin un compagnon à qui raconter mes péripéties et avec qui cheminer un temps et partager mes joies et mes galères. Nous partageons la soirée avec le berger et ses enfants, assistons à la traite des brebis (il y a du savoir faire), dégustons son fromage pendant qu'il nous raconte ses expériences. Décidément, j'admire ces hommes, forcément passionnés, qui font un travail dur et qui savent parler de la montagne comme personne d'autre.

 

            L'abri est assez sommaire : juste de quoi coucher au maximum 4 personnes à même le sol mais il a un toit à se mettre au dessus de la tête et de quoi faire du feu en cas de besoin. Il n'est tout de même dommage que dans un lieu si fréquenté des amateurs d'escalade et des randonneurs qu'il n'y ait pas une structure un peu plus spacieuse et confortable.

 

Bilan : - 1700 m de dénivelé

- 1 sommet = pic d'Anie (2504 m)

 

 > lundi 1er Aout



05/03/2006
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