HRP : aventures pyrénéennes

HRP : aventures pyrénéennes

Lundi 1er Août : refuge d'Arlet

            C'était assez inattendu et j'ai béni le ciel d'avoir trouvé un toit à mettre sur ma tête : un violent orage s'est déchaîné cette nuit. C'est d'abord le tonnerre qui nous a réveillés avec Bruno, puis la grêle est tombée. On devinait également les éclairs sur le pourtour de la porte. Ca a duré des heures et je ne pense pas que ma tente aurait résisté.

 

Au matin, il continue de pleuvoir par averses. Espérant une accalmie, on attend 9h30 pour partir. Puis résolus à supporter les caprices de la météo, nous partons dans la brume tout d'abord hors sentier puis nous retrouvons un chemin qui part du lac. Arrivés au pic du lac de Chourique nous retrouvons une sente espagnole qui descend dans le vallon en contrebas. Là, la pluie ne nous quittera plus pendant près de 2 heures. Il aura fallu être très vigilant pour trouver le chemin qui remonte au col de Pau. Les chaussures sont vite trempées, petite pause casse-croûte sous le col mais on ne s'éternise pas, il fait très froid. De brèves éclaircies nous permettent tout de même d'apercevoir entre les nuages le paysage beau et sauvage. Puis on chemine sur des chemins français qui longent des crêtes. Ceux-ci sont agréables car balisés (nous sommes rentrés dans le parc national) mais il n'y a aucune vue, la route est longue jusqu'au refuge.

 

 

 

Au vu des conditions, arrivés au refuge d'Arlet, nous décidons la demi-pension. Il n'y a plus de place dans le dortoir mais nous pouvons encore dormir dans le refuge d'hiver loin des ronfleurs. Nous y retrouvons Marianne et sa mère Gislaine, toutes deux grandes sportives et très complices à tel point que nous les avons prises pour des sœurs. Elles sont parties également aujourd'hui pour une semaine sur la HRP. La soirée, sympathique et conviviale nous rapproche. Marianne vit à Toulouse, je pense que l'on se reverra. Nous décidons de faire route ensemble demain vers le refuge d'Ayous. Cela nous impose une grosse étape et nous oblige à cheminer une semaine sans ravitaillement mais je décide de manger le soir dans les nombreux refuges du parc : je porterais moins et il parait que le coup d'œil vaut le détour.

 

Bilan : - 900 m de dénivelé

- un sommet = pic du lac de Chourique (2138 m) mais pas dans le brouillard

- 8 kms en progression vers l'est

 

 > mardi 2 aout



05/03/2006
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