HRP : aventures pyrénéennes

HRP : aventures pyrénéennes

quelques conseils et astuces

Quelques conseils pour ceux que l'aventure peut intéresser:

partir seul ? 

Il faut savoir que si je suis partie seule, c'est que je n'ai trouvé personne qui aie à la foie la motivation et suffisament de vacances pour m'accompagner. Je suis donc partie pour une traversée en solitaire un peu en désespoir de cause. Même si j'y ai trouvé mon compte et que l'expérience m'a beaucoup apporté, j'aurai aussi bien pu m'en mordre les doigts, comme cette fois ou je me suis si bien tordue la cheville alors que je m'étais perdue dans le brouillard. Je le savais et suis partie en conaissance de cause. C'est juste affaire de prendre ses responsabilités et apprendre à être prudent. Je ne conseillerai donc pas forcément la même aventure à autrui. Pour quiconque ne trouve personne avec qui partir, il faut savoir qu'à condition de partir en pleine saison en été, il est assez facile de trouver des compagnons sur la HRP ou l'on est rarement tout à fait seul...

Refuge ou pas ?

Il vaut mieux partir en ayant à l'idée d'être autonome et sans engagement (sans réservation dans les refuges...) afin de ne pas hésiter à planter la tente en cas mauvais temps ou prendre une journée ou 2 pour se reposer. Sinon il faut savoir que les pyrénées sont très très bien pourvues en cabanes de tous genres, mais elles sont facilement prises d'assaut à la belle saison. 

Quand partir ?

Au printemps c'est très joli parce qu'il y a encore de la neige sur les sommets mais ça complique également beaucoup l'avancement. On peut également partir l'automne si on préfère la solitude. Il faut alors faire avec les refuges fermés fin septembre et des épisodes de froid avec de possibles chutes de neige. Par contre les paysages d'automne valent vraiment le coup d'oeil... En juillet-aout, c'est plus facile pour prendre des vacances mais il y a beaucoup de monde dans la montagne, il y fait parfois très chaud et les refuges sont souvent pleins. L'idéal? Faire moitié moitié en juin et septembre à mon gout...

Dans quel sens la HRP ?

Pour suivre le topo, c'est quand même plus facile dans le sens ouest-est. Ensuite c'est affaire de gout. Moi j'ai bien aimé monter le matin en face ouest à l'ombre, on y a moins chaud...

Un gros budget ?

Il est très possible de ne pas trop dépenser si on a déja un minimum de matériel et assez d'épaules pour porter suffisament. Il parait que certains (qui font l'hivernale notamment) viennent enterrer des victuailles à l'avance...

De gros préparatifs ?

Pour ma part je n'ai pas fait une préparartion minutieuse. Le topo de Véron est bien détaillé, il suffit de bien répérer où et quand se ravitailler. Il faut également voir à acheter les bonnes cartes, au 25000ème sur les parties hors sentiers, sinon au 50000ème, ça suffit pour suivre un balisage. Sinon tout de même, les pyrénées ce n'est pas le bout du monde même si il peut être difficile de parler frannçais coté espagnol (mais on arrive toujours à se faire comprendre). On est jamais tout à fait isolé et en cas de problème on peut trouver la civilisation. A mon sens, il ne faut pas partir avec un planning pré-déterminé sous peine de se planter. il y a aussi forcément des choses auxquelles on ne penseras pas, il faut s'adapter...

S'adapter à la météo

 Au cours de l'année 2005 on peut dire que j'ai eu beaucoup de chance avec la météo. J'ai eu souvent des conditions anticycloniques, très peu d'orages ce qui est vraiment exeptionel en cette saison dans les pyrénées (l'été 2006, ça a été plutot orage tous les jours dès 13 heures). Dans ces conditions il était facile d'avancer. Si le temps tourne facilement à l'orage, surtout si il est prévu des itinéraires sur les crêtes, ne pas hésiter à partir très tôt. Il faut aussi s'attendre à plusieurs jours de mauvais temps, ne pas se décourager, savoir attendre ou manier la boussole. Quand le rocher est mouillé, ne pas trop insister dans certains terrains sous peine de se faire mal...

Quel niveau ?

Il n'y a pas besoin d'être grand alpiniste pour emprunter la HRP. Il faut juste savoir marcher sur terrain montagnard, savoir s'orienter, avoir des notions de météorologie et un minimum de condition physique. Pour ma part j'ai arpenté les sentiers hauts alpins tout le printemps et de gros dénivellés ne me faisait pas trop peur. Par contre marcher avec un sac sur plusieurs jours de cette façon sollicite aussi bien les épaules que les ligaments et les tendons. Il faut donc y aller progressivement, plus que je ne l'ai fait moi-même, bien choisir ses chaussures, mieux que je ne l'ai fait et s'entrainer un minimum à évoluer en terrain de montagne avec une lourde charge sur le dos... (ne pas hésiter à s'aider de batons)



23/01/2007
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