HRP : aventures pyrénéennes

HRP : aventures pyrénéennes

Dimanche 7 août : refuge de la brèche à nouveau

            Une bonne journée, plus fatigante que prévu. Partis à 7 heures avec un sac très allégé puisque nous avons laissé le bivouac au refuge, nous passons la brèche de Rolland et arrivons très vite au sommet du Taillon qui culmine à 3154 m. Il fait beau mais le vent souffle très fort. La vue est très étendue, je resterai bien plus longtemps si il n'y avait pas autant de vent et déjà les touristes qui commencent à affluer.

 

 

            Nous repartons pour suivre, hors sentier, la crête qui descend du sommet vers le sud. Le but est de rejoindre le canyon que l'on devine au loin, la sierra Ordesa. Trouver son chemin n'est pas facile et nous arrivons à descendre une barre verticale en trouvant une petite vire. Puis montée au pic de Salarons et redescente le long de la crête jusqu'au canyon. Arrivés à la bordure de celui-ci, la vue est extraordinaire. Elle plonge très loin dans le canyon avec un paysage minéral très découpé tout autour et de la verdure au fond. 

 

 

               Après la pause déjeuner et une petite sieste à l'abrit du vent, nous retrouvons un sentier qui surplombe le canyon avec un vide impressionnant en contrebas. Le sentier finit par se perdre au milieu des lapiaz sur un ancien plateau glaciaire. Il y a des cairns par endroits mais il vaut mieux avoir une bonne visibilité pour trouver son chemin. C'est là la particularité de la montagne espagnole, même au cœur du parc national, des sentiers aveugles, des cairnages plus ou moins aléatoires, de nombreuses portions totalement hors sentier. C'est ce qui fait son charme : elle est sauvage, beaucoup plus que le montagne française je trouve (surtout lorsque l'on sort du parc national). Cette impression est accentuée par le cadre très minéral de ce lieu, lunaire je dirai même.

 

 

            Après un petit bout d'escalade facile, nous voilà revenus à la brèche où nous retrouvons la foule. Je suis anormalement fatiguée. Est-ce la journée de repos d'hier qui a cassé mon rythme ? Nous faisons le calcul : 1600 m de dénivelé, tout de même, avec une grosse partie hors sentier, il y a de quoi être fatiguée. Du coup nous décidons de laisser tomber la popote et de manger au refuge ce soir. Je ne conseille pas : je pense que c'est le plus mauvais repas que l'on m'aie servie depuis le début. La soupe en sachets, je sais faire, même dans ma popote et la semoule avec les légumes en boite avec un morceau de viande pour 3 personnes, je pense qu'on peut faire mieux (surtout à moins d'une heure du parking).

 

            Voilà, demain, tentative d'ascension du Marborré, on verra…

 

Bilan : - 1600 m de dénivelé

- 2 sommets = Taillon (3154 m) et Pic de Salarons (2744 m)

 

> lundi 8 aout



05/03/2006
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