HRP : aventures pyrénéennes

HRP : aventures pyrénéennes

Dimanche 18 septembre : Hospital de Benasque

            Me voilà de retour après un mois passé à déménager, passer quelques moments avec les amis et la famille, et surtout chercher un boulot que j'ai finalement trouvé, mais pour ne commencer que dans 3 semaines. C'est donc l'esprit tranquille que je repars finir ce que j'ai commencé, enfin presque parce que je sais qu'à cette époque de l'année, je vais vraiment être livré à moi-même. Il n'y a plus grand monde en montagne, la météo risque de me jouer des tours et les refuges vont vite fermer me forçant à plus d'autonomie.

 

 

 

            Greg est venu m'accompagner pour monter jusqu'au col du Literole. La montée au refuge du portillon depuis les granges d'Astau est très longue, surtout avec un sac bien lourdement chargé. Il fait très froid (- 8°C au refuge au lever du jour) et le col est en neige ce qui n'est pas fait pour me rassurer d'autant plus que Véron annonce des étapes difficiles dans le topo, tout en Espagne dans des coins plus ou moins sauvages pour une période de 10 jours environ. Mais la couche de neige n'est pas très épaisse, il y a déjà une trace, et la météo annonce une semaine de beau temps. Tout de même, quitter Gregoire au col n'est pas facile. Celui-ci me regarde partir dans la neige, qui m'aide un peu dans la descente. Le cadre est splendide. Tout est figé par le froid et marcher dans la neige est agréable. Un dernier signe et c'est finit, me voilà seule.

 

 

Descendre dans le val de Remune n'est pas facile. Je suis un cairnage et me retrouve à descendre la barre rocheuse par la droite alors que Veron dit Gauche. Mais bien m'en a pris car j'entends des chutes de glace en face. Décidément, les conditions sont hivernales. Puis la descente devient plus agréable et esthétique. Le ciel commence à se couvrir de quelques nuages, mais j'ai le temps de découvrir le massif de la Maladeta, imposant.

 

   Arrivée à Hospitau de Benasque, pas question de planter la tente. Il fait froid et il y a beaucoup à de vent. L'hôtel, immense et luxueux a reconvertit quelques chambres en dortoirs pour les randonneurs. Résultat : un dortoir pour moi toute seule, un bain chaud et un petit déjeuné pour 26 euros avec une pizza au bar pour 8 euros. Je m'en sors finalement pour pas trop cher à passer la nuit dans un cadre luxueux. Et en plus la nana à l'accueil parle français !

 

 

Bilan : - 1900 m de dénivelé !

- des records de froid

- une descente un peu acrobatique

le tout avec un sac qui doit approcher les 20 kg (mais Greg m'en a porté un peu à la montée). Tout de même, pas mal pour une première journée...

 

> lundi 19 septembre



05/03/2006
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