Lundi 26 septembre : refuge Val Ferrera

       

                 Se lever a été dur ce matin. Tout est humide dehors. J'emballe la toile de tente et mes affaires encore mouillées dans le sursac dans l'espoir de pouvoir les faire sécher en chemin. Je trouve un sentier bien tracé derrière le camping qui semble aller dans la bonne direction. Et bien non ! Comme hier, insuffisamment entretenu, je suis obligée de le quitter pour cheminer hors sentier dans la végétation mouillée. Je rejoins le bitume à gauche de la vallée et monte à Boldis Sobira, très joli village catalan. J'y retrouve le GR 11 et monte doucement le long d'une piste jusqu'au col de Tudela. Là-haut, il y a assez de soleil pour que je puisse y faire sécher mes affaires.

 

 

                 Après la pause déjeuner, je redescend toujours sur une piste et là je commence à fatiguer. Les épingles s'enchaînent et mes pieds ne supportent plus les kilomètres. Mon dos me fait très mal également. Enfin, je suis mieux ici que là-haut où les nuages commencent à monter sérieusement. Arrivée en vallée, il faut encore rejoindre le refuge Vall Ferrera, c'est-à-dire 3 heures de marche encore sur une piste interminable avec en prime encore 600 m de dénivelé. Je suis tentée de poser ma tente ici mais c'est demain que la nouvelle dégradation météo est annoncée donc si je ne passe pas le port de Rat de bonne heure, je risque de rester coincée là par le mauvais temps. Une fois en Andorre, je ne risquerais plus la neige ou le brouillard. Dieu merci, un sympathique couple d'espagnols vient à passer en voiture et me propose de monter. C'est la providence qui les envoie. Bien sur je triche encore un peu mais c'est pour la bonne cause. Si le temps était au beau, je resterai volontiers à bivouaquer dans le foret. Je peux enfin me reposer dans la voiture et admirer la beauté de la forêt du Vall Ferrera à l'automne.

 

            Le refuge est encore ouvert, c'est une chance. Il fait gris et froid, j'apprécie de ne pas passer la nuit sous la tente. Ce soir je suis la seule cliente et passe la soirée avec 4 ouvriers espagnols qui travaillent à l'annexe du refuge. Drôle d'ambiance...

 

Bilan : - 1200 m de dénivelé

 

La variante GR11, même si elle semble facile, s'avère être pénible car oblige à enchaîner des pistes interminables où il n'est pas même possible de couper car les sentiers annexes ne sont pas entretenus. Cela m'aura au moins permit de profiter de la beauté des villages catalans. Je regrette un peu d'avoir du éviter le passage par la vallée du Soucelm en France que Véron dit très belle et sauvage. Mais je me promets d'y retourner rapidement avec Grégoire une fois mon aventure achevée.

 

> mardi 27 septembre



Article ajouté le 2006-03-05 , consulté 735 fois

Commentaires


yoguy le 10/05/2007 à 00:23:23
Je prépare la suite de ma traversée des pyrénées laissées il y a trois ans au refuge de Rulhe dans l'Ariège. Je repartirai de là mais je vais à l'envers; allant de la Méditerrannée à l'Atlantique; je rebrousse le HRP; 10 jours au programme cette année, après une traversée des Dolomites en 2006, une boucle dans le massif des Ecrins en 2005. Je trouve votre blog très bien fait ; merci pour ce moment de rêve.

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